Cécile Ravel est réalisatrice, plasticienne et enseignante en Arts Appliqués et en cinéma au Lycée Alain Colas à Nevers où elle a monté depuis dix ans un atelier super 8 qu’elle anime auprès de élèves de seconde Cinéma et Audiovisuel et auprès des étudiants de BTS Communication Visuelle. Elle a découvert le super 8 et le cinéma expérimental lors d’un séjour d’études au San Francisco Art Institute en Californie en 1990, et ne cesse depuis de pratiquer avec passion ce format.
Ses films et installations traitent de l’effacement et de la mémoire en rapport avec le dessin et les codes de la peinture.
Le super 8 est pour elle un format à la fois modeste et sophistiqué. Modeste, car, lui permettant beaucoup de spontanéité et l’amenant à une pratique très artisanale du cinéma. Elle défend d’ailleurs un “cinéma modeste” à l’instar du MIAM, Musée International des Arts Modestes de Sète, qui est sa ville natale, cinéma qu’elle développe à travers ses “Nanars familiaux”.
Sophistiqué, car la variété des émulsions et des caméras disponibles sur le marché lui permettent d’expérimenter un support protéiforme, aux potentialités considérables, particulièrement dans des films multi-écrans et des installations. Sans doute, devant le développement inexorable des arts et des supports numériques, l’argentique, et plus précisément le super 8, sont pour elle un idéal et une alternative: une autre façon de créer des images en mouvement, un autre rapport à l’écran, quelque chose de foncièrement tactile et sensuel.
C.Ravel est également membre du Collectif Jeune Cinéma qui distribue ses films.
Elle travaille actuellement à la réalisation de deux films: “Etre l’île”, deuxième d’une série de Carnets de notes, tourné en super 8 Chrome D, avec le soutien de Family Movie, et “Plume”, documentaire expérimental.