Le projet “Être l’île” soutenu par Family Movie, avance bon gré mal gré, pour l’instant exclusivement tourné avec l’émulsion super 8 Chrome D. Les derniers tournages ont eu lieu à lîle de La Réunion en avril dernier, avec des conditions lumineuses très particulières: lumière intense et couleurs saturées, abondance de teintes vertes liées à l’omniprésence d’une végétation luxuriante; lumière très contrastée également, le soleil austral du tropique étant plus incliné que sous nos latitudes, les ombres sont allongées.
Très belle surprise de constater qu’en dépit du délai de péremption largement dépassé (plus d’un an), les passages au rayon X de l’aéroport, les chocs thermiques, les pellicules sont revenues impeccables du laboratoire. Le plaisir du grain fin de la Velvia (j’ai de plus en plus de mal à supporter celui de l’Echtachrome) et de constater à quel point les couleurs, les basses lumières, les situations de contrastes lumineux extrêmes sont ressortis avec une fidélité étonnante par rapport avec ce que j’avais dans le viseur. J’ai filmé le soir sur la plage de l’Étang salé, au crépuscule, avec un sable noir (volcanique). La cellule m’indiquait que je n’avais pas assez de lumière (Sankyo EM-60XL) et j’ai un résultat très satisfaisant (à part qu’il était impossible de faire la mise au point au téléobjectif tant il faisait sombre). Il semblerait que la Sankyo soit étalonnée pour cette pellicule. J’ai de meilleurs résultats qu’avec ma Beaulieu 4008. Par contre, j’ai évité les problèmes de mauvais rendus sur les contre-jours en actionnant systématiquement le levier de compensation: le résultat est parfait.
Globalement, la Chrome D sature dans les verts et donne une dominante verte excessive dès qu’on est dans un registre bleu-vert (mer, étang avec arbres). Par contre, dès qu’un élément chromatique différent intervient, il est littéralement boosté par contrastes simultanés (les orangés, les violets, les roses, les rouges explosent littéralement).
Le seul souci est la stabilité dans le temps des couleurs. Il semble que les Fuji ont mauvaise réputation pour cela. Là-dessus aucun recul concernant cette pellicule et c’est bien dommage.
Le film se concentre sur la notion d’exil et d’insularité. J’ai alterné prises de vue et abondance de croquis. Croquis de paysages réels et de paysages intérieurs, fusionnant souvent autoportraits et paysages. À partir d’un certain moment, une dynamique intéressante s’est mise en place, le croquis appelant l’image filmique, qui à son tour suscitait le croquis. Le carnet de croquis, s’est mêlé aux prises de vue, devenant tantôt un objet filmé, une présence, tantôt étant absorbé en image plein cadre. Il me reste à filmer image par image des éléments du carnet qui doivent s’animer. Puis va se poser le problème de la bande sonore. J’ai fait quelques captations intéressantes et quelques interviews. Je pense distinguer 2 films: un consacré à Sète et un consacré à La Réunion. Mais je n’en suis pas encore au montage!
Pour aller plus loin dans la transmission de votre patrimoine familial, nous avons sélectionné des prestataires pour la qualité de leurs services. Nous avons aussi négocié des avantages réservés à nos clients.
Nous n’avons aucune relation commerciale avec ces sociétés. Vous êtes en relation directe.
Gwendoline Sauval est biographe.
Elle fait de votre histoire un livre parce que votre existence est unique.
Avantage Family Movie : un tirage photo 30×40 cm
Pour profiter de cet avantage, découpez le bon présent sur votre facture à présenter à Gwenndoline Sauval.
Ecrire la vie des autres implique de savoir s’effacer pour mettre en valeur le sujet de l’ouvrage. Cela demande de grandes qualités humaines que Gwenndoline Sauval porte en elle naturellement.
Il faut aimer les autres pour faire correctement ce métier et c’est ce que nous aimons chez Mlle Sauval. Par ailleurs, Gwenndoline est un véritable auteur à l’expérience confirmée.
INTERVIEW
Ecouter l’interview de Gwenndoline Sauval
Elle explique ici son métier.
“Après avoir été contactée par des personnalités, telles que Chico le fondateur des Gipsy Kings, ou encore Christian Audigier, le richissime Français exilé en Californie, pour que j’écrive leur BIOGRAPHIE, j’ai compris à quel point j’aimais prêter ma plume. Leur existence fut extrêmement riche, c’est indiscutable, toutefois j’ai estimé que chaque existence était unique.
En cela tout un chacun a le droit d’écrire sa vie et d’être écouté.Nul besoin d’être ministre, chanteur ou milliardaire pour laisser une trace de son passage, il suffit simplement d’avoir vécu…
Si vous saviez comme d’illustres inconnus sont poignants lorsqu’ils me racontent certains moments de leur vie, si vous saviez les sourires que je reçois.Il est temps que les plus jeunes récoltent les témoignages des plus anciens pour savoir d’où ils viennent et qui ils sont. Ils ont tant de choses à nous révéler, qu’il me semble souvent détenir des malles remplies d’or, à force d’écouter tous ces aveux…
Vous vous êtes certainement dit un jour
« Il faudrait que j’écrive ma vie ».
Mais comment procéder ?
Trier mes souvenirs ?
Par où commencer ?
Comment faire un livre ?
Pour différentes raisons,
vous souhaitez laisser une empreinte
de votre vécu,
à vos enfants, petits enfants, amis.
D’une génération à l’autre tout change et
quelle que soit l’évolution,
attention de ne pas l’oublier.La mémoire, cette faculté à se souvenir…
Elle n’est pas éternelle et si nous ne la sollicitons pas suffisamment, elle se tarit.Ce n’est pas obsolète de raconter des histoires aux enfants avant qu’ils ne s’endorment, surtout s’il s’agit de la vie de son grand-père, de son arrière grand-mère ou de sa tante.
Parce qu’il est essentiel de se rappeler qui nous sommes, d’où nous venons et de notre chemin parcouru.VOTRE VIE
N’EST PAS BIO-DEGRADABLE,
MAIS BIO-GRAPHIABLE
Parce que votre existence est unique.Mais pourquoi vouloir en faire un LIVRE ?
Des voyages fascinants à ne pas oublier, des défis à relever sans faillir, la satisfaction d’avoir réussi, la tristesse face à la disparition d’un être cher, la joie de devenir parent…il y a tant d’événements qui construisent une vie.
Nul besoin d’être une star du show-biz pour avoir envie de s’y pencher, au point de la faire écrire.
Et si vos grands-parents étaient encore de ce monde pour vous raconter leurs origines et donc les vôtres…Comment allons-nous « construire » ce LIVRE ?
L’écriture de votre livre progressera à votre rythme, au fil de nos entretiens.
Envisagez environ 7 séances
(1 séance = 2 heures d’interview + 6 heures de rédaction = 400€).
Sachez également que ce paiement peut être échelonné dans le temps.
À chaque rencontre vous lirez le travail de notre dernière séance. Ce système vous donnera une vision claire du travail que nous allons fournir ensemble.
Il existe trois méthodes selon votre profil, pour ces interviews :• La première se fait de vive voix. Je recueille votre récit par dictaphone durant deux heures.
• La seconde peut s’établir par téléphone, ou par un déplacement, si vous ne vivez pas à Paris.
• la troisième s’appuie sur vos propres écrits. Si jamais vous avez tenu des carnets dans l’idée d’en faire un livre, je peux m’en servir. Je vous établirai alors un devis pour ce travail.Le manuscrit terminé, il s’agit de fabriquer ce futur objet « LIVRE » et de décider de sa forme.
N’hésitez pas à visiter mon blog et à me contacter pour un premier entretien (non facturé), afin de faire vraiment connaissance.”
Gwenndoline Sauval
Bio : qui aime la vie
Graphe : qui sait l’écrire
06 03 46 12 18
Mon blog : http://gwenndoline-sauval.blogspot.com/
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INTERVIEW
Quel est ce drôle de métier ?
Mon activité réside essentiellement dans la rédaction d’ouvrages biographiques.
Les biographies ne s’adressent-elles pas uniquement aux célébrités ?
Vous savez, qu’il s’agisse d’un Bernard Tapi ou d’une star comme Madonna, ils ont fait écrire leur biographie par un auteur pour ensuite la faire publier.
A chacun son métier !
Nul besoin d’être célèbre pour avoir envie d’écrire son histoire, on peut le faire pour ses enfants, sa famille, cependant on peut difficilement le faire soi-même !
Et comment procédez-vous ?
Avant toute chose, je rencontre la personne qui veut écrire sa vie, je m’entretiens avec elle, on se découvre mutuellement. A l’issue de cette entrevue, nous fixons la date de notre première interview.
Ensuite nous nous voyons une quinzaine d’heures, durant lesquelles je l’interroge sur sa vie. Nous avançons à son rythme afin de respecter ses envies et sa forme.
Votre meilleur souvenir ?
Une femme m’a appelée pour que l’on se rencontre, elle tenait vraiment à écrire la vie de son père, pourtant elle était inquiète à son sujet, le trouvant quelque peu dépressif depuis ces dernières années. Elle redoutait que notre travail puisse l’affecter davantage…
Je me suis déplacée jusqu’à lui, dans un petit village de province et j’ai trouvé un homme de 90 ans charmant, pétillant et heureux de raconter sa vie. Nous avons travaillé main dans la main pendant quatre mois et lorsque je lui ai remis son ouvrage, il était radieux. Sa fille m’a appelée quelques jours plus tard, me remerciant d’avoir redonné la joie de vivre à son père. Je lui ai répondu que je n’étais pas la seule responsable, qu’il l’était tout autant que moi.
Combien ça coûte tout cela ?
Il faut compter 3 000 € pour tout ce travail d’interview, de rédaction, de mise en page, de choix des photos et de création du livre. Puis, il faudra compter entre 15 et 20 € l’exemplaire, le prix d’un livre acheté en librairie !
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Votre avantage i-Labo : 20% de remise sur vos premiers travaux de scan et tirages
Pour profiter de cet avantage, découpez le bon présent sur votre facture à présenter à i-Labo.
Visite guidée, en images.
Gilles Laurent bénéficie de 17 ans d’expérience auprès des meilleurs photographes. Nous partageons avec Gilles son goût pour le travaille précis et bien fait. Une qualité de travail honnête qui permet à ses clients d’être assurés que le plus grand soin a été apporté à leur commande.
i-Labo exploite le plus grand scanner de France. Une machine impressionnante avec table aspirante capable de numériser des affiches et des tableaux de plusieurs mètres carrés. Gilles peut aussi numériser des négatifs et des positives de toutes tailles, avec d’autres scanners. Sa prestation comprend toujours le “nettoyage” des images, un travail sur les couleurs et les contrastes. Tout est manuel chez Gilles Laurent.
i-Labo dispose aussi de l’expérience et du matériel nécessaire pour effectuer des tirages grands formats d’exposition qui peuvent être contre-collés sur différents supports (Alu, etc.).
Pour vos travaux de documents précieux, de grandes tailles, Gilles Laurent saura répondre à vos attentes. C’est, en tout cas, son service que nous utilisons pour nos besoins personnels les plus importants et délicats.
Pour les tarifs
Comptez 20 €HT pour un scan de négatif 6×6.
Mieux vaut contacter Gilles Laurent pour obtenir un devis précis de vos besoins.
Précisez que vous appelez de la part de Family Movie. N’oubliez pas votre bon de réduction à découper sur votre facture.
Contact
i-Labo
01 42 03 90 46
192 rue St Maur
Paris 75010
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Nous n’avons aucune relation commerciale avec ces sociétés. Vous êtes en relation directe. Pour profitez des avantages, vous pourrez utiliser les bons à découper présents sur vos factures Family Movie.
Une semaine après avoir livré les commandes à nos clients, un mail est envoyé automatiquement pour demander leur avis. Ils expriment leur opinion au moyen d’un formulaire. Nous en profitons pour leur demander ce qu’ils auraient souhaité comme autres services.
Il ressort, pour la période 2009, que vous auriez souhaité :
- partager en famille ou entre amis vos films et photos sur un site web privé
- en prestation haut de gamme, pouvoir faire réaliser une biographie d’un membre de votre famille
- et enfin, avoir à un prestataire de qualité pour la numérisation (scan) et la reproduction de documents souvent anciens et grands formats : grands négatifs, affiche, tableau, etc.
Il n’aura pas été difficile de sélectionner 3 prestataires répondant à ces attentes car nous les connaissions déjà …pour nos propres besoins personnels ou professionnels.
Ainsi, nous vous suggérons :
- Hellotipi.fr pour créer votre site web privé
- Gwenndoline Sauval, pour réaliser une biographie (se déplace dans toute la France)
- i-Labo, pour vos scans et tirages grands formats (basé à Paris)
Pour chaque service, nous avons demandé un avantage pour nos clients :
- Hellotipi : 3 mois gratuits : accèder au site Hellotipi.fr
- Gwendoline Sauval : 1 tirage photo 30×40 cm offert / voir la présentation
- i-Labo : 20 % de remise sur votre première commande / voir la présentation
2010 verra certainement l’arrivée de nouveaux services ou avantages.
Nous proposons maintenant une offre de numérisation de diapositives. Plus encore que pour les films super 8, nous vous suggérons de réaliser vous-mêmes vos diaporamas qui réclament, par nature, un haut niveau de personnalisation : thématique, ordre précis des vues, titre par vue, par groupe de vues, musiques personnelles, etc.
Ainsi, paradoxalement, nous vous déconseillons de nous demander de vous réaliser vos diaporamas, qui ne pourraient être que générique pour respecter un prix de vente raisonnable. Il existe pléthore de solutions pour vous aider. Nous allons maintenant vous proposer un processus de création de diaporamas en utilisant Picasa Web Albums pour la gestion et le partage des photos en ligne puis Stupeflix et Animoto pour la création des diaporamas eux-mêmes.
Voici le processus que nous conseillerions à nos proches :
1. Stocker les photos sur Picasa Albums Web
Picasa Albums Web est un service en ligne gratuit d’hébergement de photos et de vidéos, très facile à utiliser. Il permet de créer des albums photos et d’en privatiser l’accès à votre famille ou bien vos amis. Gratuit jusqu’à 1 Go de données, 5 € jusqu’à 20 Go.
Un logiciel (Picasa Albums Web Uploader) à installer sur votre ordinateur (MAC et PC) facilite le transfert de vos images sur votre compte Picasa.
Vous pouvez déjà, à ce stade créer des diaporamas qui ont le mérite d’être gratuits mais, selon nous, moins satisfaisants que ceux créés avec Animoto et Stupeflix, décrits ci-dessous.
2. Stupeflix, pour réaliser vos diaporamas simplement
Stupeflix est une solution de création de diaporama très bien faite.
L’intérêt de ce service est de pouvoir facilement associer des titres à chaque photo et de créer des groupes de vues auxquelles il est possible de donner un titre et d’y associer une musique.
Notez que chaque diaporama est payant (de 3 € en standard et 5 € pour la HD).
Vous pouvez ensuite récupérer de quoi graver un DVD et une version MP4 à partager sur le net.
L’interface est en anglais (simple) mais intuitive.
Vous pouvez alimenter Stupeflix à partir de votre compte Picasa.
Le mieux est encore de vous montrer un exemple.
Nous avons réalisé un diaporama sur les 4 services de notre entreprise. Bien qu’il soit possible d’intégrer de courtes séquences de vidéo aux diaporamas photos nous ne l’avons pas fait.
3. Animoto, un diaporama plus proche du clip vidéo
Voilà bien longtemps que nous utilisons Animoto pour créer nos diaporamas personnels. L’interface est moins pratique que celle de Stupeflix (plus récente) mais nous persistons à préférer les effets d’Animoto qui s’adaptent automatiquement au rythme de la musique. Les prix sont du même ordre.
Là aussi, il et possible d’ajouter des titres et des séquences vidéos.
Vous pouvez alimenter Animoto à partir de votre compte Picasa.
Vous pouvez ensuite récupérer de quoi graver un DVD et une version MP4 à partager sur le net.
Contrairement à Stupeflix, Animoto héberge les vidéos sans limite indiquée de temps.
Enfin, Animoto propose une application Iphone qui vous permet d’accéder à vos vidéos et d’en créer à partir de l’Iphone.
Comptez de 3 à 5 € en fonction de la qualité avec possibilité d’abonnement annuel pour 30 €.
L’interface est en anglais (simple) mais intuitive.
Le mieux est encore de vous montrer un exemple.
Nous avons réalisé un diaporama sur les 4 services de notre entreprise avec le même genre d’éléments utilisés dans la version réalisée avec Stupeflix. Nous avons intégré de courtes séquences de vidéo (plus simple qu’avec Stupeflix).
J’ai achevé le 1er juillet un film intitulé “Baignades interdites”, qui est un documentaire militant de 22 mn. Le film es tourné majoritairement en vidéo HD mais inclut beaucoup d’archives personnelles tournées en super 8. Le choix du support vidéo s’expliquait par l’urgence de la réalisation et l’importance des interviews avec son synchrone. J’ai démarré en avril et devais mettre en ligne le film le 1er juillet sur internet. Cette date butoir correspondait à l’ouverture théorique de la Piscine municipale d’été de Nevers (”Piscine de la Jonction”) que le Maire avait décidé de fermer définitivement sans consulter aucune des instances de démocratie participative qu’il avait initiées un an auparavant. Mettre le film sur le net c’était obliger la Municipalité de Nevers à écouter ce que les membres des conseils de quartier avaient à dire sur le sujet, et surtout ce que la majorité des usagers de cette piscine pensaient de cette
fermeture. Car ce lieu a une histoire d’un siècle, d’abord bassin de baignade et de natation (port de la Jonction situé sur le canal du Nivernais, accolé à la Loire), puis piscine unique construite à l’intérieur de l’écluse qui relie le canal au fleuve (d’où le nom de Jonction). Il y avait là une urgence de travail de mémoire à réaliser.
Donc je me suis confrontée au support vidéo comme outil de tournage pour la première fois. Là, j’ai apprécié d’avoir une pratique exclusive du super 8 au préalable: le réflexe de la bobine coûteuse de 3 mn me conduit à ne pas “gaspiller” les rushes video, et aller efficacement à l’essentiel. Sur 22mn de film je n’ai qu’une cassette de 60 mn de rushes, soit moins de deux tiers de chutes. Le montage image s’est fait en deux jours. Le montage sonore a été infiniment plus long, j’avais 4 heures d’interviews sonores, et je souhaitais multiplier les plans sonores, en créant des surimpressions, d’où un long travail de mixage (sans compter le “nettoyage” de chaque interview). La longue nuit du 30 juin s’est achevée à 10h du matin avec la caméra de France 3 Bourgogne dans mon bureau tandis que l’ordinateur finissait d’encoder, afin que la couverture du film passe au journal télévisé de France 3 Bourgogne à 19h ce même jour. L’après midi
nous manifestions devant la piscine, à 21h le film passait dans un café de Nevers devant une foule de Neversois qui encombraient la chaussée et deux jours plus tard, face à la Loire, en plein air sur grand écran, devant plus de 300 personnes.
Le film est visible sur Youtube, en 3 parties:
Partie 1 : http://www.youtube.com/watch?v=uWulHE5elOg
Partie 2 : http://www.youtube.com/watch?v=zPJW1XZxKy8
Partie 3 : http://www.youtube.com/watch?v=-QglR7S-Znw
Le reportage de France 3 Bourgogne est visible sur le lien suivant:
http://jt.france3.fr/player/regions/?id=b21a_1920
Aller jusqu’à 13 min 30 pour trouver le début du reportage
Je suis partie cet été en Californie pour un périple de 4 semaines. J’avais l’intention de retrouver San Francisco et son école d’art, Le San Francisco Art Institute où j’ai découvert la pratique du cinéma expérimental à travers le super 8 et le 16 mm, il y a 19 ans. J’ai eu la chance de retrouver mes enseignants d’alors, en particulier Larry Jordan, mon professeur de cinéma d’animation. Je rends compte de ces retrouvailles sur le blog de Bref magazine.
D’autre part, le prochain numéro de Bref consacrera un article de 3 pages sur ma pratique cinématographique, rédigé par Raphaël Bassan. Sortie prévue le 15 septembre 2009.
Les tests avec la chrome D (Velvia reconditionnée) (avec la Beaulieu 4008 et une Sankyo EM-60 XL) donnent les résultats suivants, EN LUMIERE NATURELLE:
Le grain est fin, le spectre coloré assez large, de beaux contrastes et une gamme chromatique très proche de la Kodachrome avec cependant une dominante froide bleutée très marquée. Dans les ciels, les hautes lumières, on a pas mal de détails, comme avec l’Ektachrome. Contrairement à ce qui est indiqué sur l’emballage, si on filme avec le filtre lumière du jour (80 B), le film reprend des couleurs chaudes et la gamme des rouges-orangers s’approche beaucoup de la K40. Si on suit les instructions de l’emballage (sans filtre 80 B), en lumière du jour, on obtient une tonalité froide. Ceci dit rien à voir avec les résultats en Ektachrome: si on omet de retirer le filtre avec l’Ekta, en lumière du jour on aura un voile bleu infâme. Ca passe très bien avec la Chrome D, et donne une tonalité très particulière et intéressante. En macrophotographie le résultat est bluffant avec ou sans filtre, matières , textures sont restituées avec une finesse et une fidélité chromatique hallucinantes en lumière du jour.
Un défaut majeur: la Chrome D ne tolère pas les contre-jours (alors qu’ils peuvent être faits de contrastes magnifiques avec l’Ekta ou la K40). Aucun contraste, perte des couleurs avec dominante monochrome bleue, image plate surexposée ou sous-exposée. Au contraire, résultats superbes et équilibrés en plein soleil (détestables pour l’Ekta si le soleil est au zénith, magnifiques si la lumière est radiale, en hiver, automne, au printemps ou le soir).
Autre défaut, le conditionnement semble bizarre car il perturbe mes compteurs-image: il semble qu’il y ait un mètre ou deux de moins dans la cartouche, car à chaque bobine, mon film est fini alors que je suis dans la zone des 13 mètres!?
Je n’ai malheureusement pas pu faire des tests en lumière artificielle. Ma Beaulieu a accumulé les problèmes techniques: filtre bloqué, chargeur et accus en fin de vie! Du coup, je me suis concentrée à faire des prises de vue avec la Sankyo sur le projet “Etre l’île”.
Le tournage a lieu à Nevers, Sète, Frontignan. Le point de départ est l’île sur la Loire visible depuis la fenêtre de ma chambre à Nevers. Le désir d’ “être l’île” exprime ce désir d’un mouvement perpétuel, d’une insatisfaction à atteindre quelque chose d’inaccesible, l’ailleurs, l’espace au-delà. Pour atteindre l’île, il faut traverser l’élément liquide (fleuve ou mer). Une fois arrivé dans lîle, le désir du départ, l’omniprésence de l’eau appelle immédiatement au départ, au désir d’infini. En réfléchissant, l’île est devenue l’expression de l’exil et de l’instabilité qui s’installe au sein de l’exilé: allers-retours entre l’ici et là-bas, écartèlement jamais résolu. Pour moi cet exil est lié à mon histoire (famille d’origine Maltaise et pied-noir de Tunisie et d’Algérie, enfance en Tunisie, puis en Guadeloupe, puis à La Réunion, enracinement à Sète, presqu’île (”île singulière” selon l’expression de Paul Valéry).
Le film articulera des vues de Sète et de l’île de la Loire ainsi que de nombreux dessins fixes et animés qui sont des autoportraits à travers mes obsessions du déracinement et de l’enracinement. Des lectures des textes de Paul Valéry, Leïla Sebbar et Malika Mokkedem nourrissent ma réflexion.
J’ai effectué un travail aux archives municipales de Sète sur les noms infiniment variables de la ville à travers son histoire: identité instable et mouvante qui rejoint cette dynamique de l’exil et l’interculturalité. J’ai interviewé le président du club Occitan de Sète sur les origines du parler sétois et sur les différentes vagues d’immigration à Sète. J’essaye actuellement d’obtenir une interview de Malika Mokkedem écrivaine algérienne installée depuis longtemps à Montpellier qui décrit admirablement tous ses mouvements intérieurs de l’exil, des deux côtés de la Méditerranée.
Il me reste encore à achever les dessins, les filmer et tenter les prises de vue en lumière artificielle.








Appel à projet
Pour la troisième année nous avons le plaisir d’être partenaire du Festival de film de famille à Saint-Ouen pour qui nous numérisons les films 8mm et Super 8 sélectionnés. L’appel à projet est ouvert …jusqu’au 4 septembre 2009. “Ouvert à tous. Documentaire, fiction, souvenir, expérimental. Votre film, qui raconte une histoire de famille, est un témoignage unique à partager !”
Le Festival du Film de Famille est une manifestation cinématographique organisée
conjointement par L’Oeil du Voisin, association culturelle,
et l’Espace 1789, cinéma indépendant et salle de spectacle à Saint-Ouen (93).
Renseignement et inscription :
Les plus petites bobines sont des bobines de 15 mètres. Elles tiennent dans la paume de la main.
Les carters de films 8 et Super 8 présentent généralement des graduations. On en trouve en mètres et en feet. 400 feet = 120 mètres.